Ce vendredi 13 juin, le peuple irlandais, comme tous les peuples consultés (à l'exception désormais lointaine du peuple espagnol), a bien évidemment refusé le traité de Lisbonne.

Certains tenants de la construction de l'Europe contre les souverainetés populaires croiront encore, n'en doutons pas, pouvoir feindre qu'il ne s'agit là que d'une péripétie, que d'un problème de communication (voire d'intelligence...) etc., malgré la constance des désaveux massifs, conscients, volontaires et répétés des citoyens des Etats membres de l'UE.

Certains fins analystes, parmi les plus obtus, en sont même à estimer qu'une nouvelle dénégation, un nouveau déni de la réalité des sentiments nationaux et populaires sont encore possibles, à nouveau frais.

C'est à mourir de rire, en un sens.

Quelles que soient les éventuelles pressions désespérés exercées sur l'Irlande dans un proche avenir, le traité de Lisbonne n'existe plus (comme le dit François Fillon).

En effet, il n'entrera pas en vigueur le 1er janvier 2009 comme l'avaient espéré tant d'européistes méprisants à l'égard des nons français et hollandais car le temps est trop court pour renégocier en vue d'une date si proche.

Et après il y a les élections européennes... au cours desquelles les candidats porteurs du respect des volontés populaires ont toutes les chances, manifestement, de gagner des sièges en quantité massive...

De futurs nouveaux faux mini-traités reprenant le traité constitutionnel européen mort-né en 2005 n'ont donc pas même plus de chances d'exister un jour que ce feu traité de Lisbonne.

Le redressement des politiques européennes sur des fondements démocratiques, paisibles, rationnels est pour bientôt.








Par MRC Paris 13 - Publié dans : Sens et logique du non
Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 19:08

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Commentaires

Comme chaque fois qu'un pays vote NON à un traité européen (le Danemark pour Maastricht), on trouve moyen de contourner cette décision; soit en le faisant revoter après lui avoir fait des concesiions, soit (France) en faisant ratifier par voie parlementaire ce qui a été refusé par referendum, soit (ils trouveront sans doute autre chose pour l' Irlande).

Le referendum irlandais ne fera que retarder l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

Ce qui n'empêchera pas de continuer à tenir de savants colloques dans lesquels politiques, politologues et sociologues (voire psychiatres?) s'interrogeront pour savoir pourquoi diable les peuples ont le sentiment que l' UE n'est pas très démocratique.
Commentaire n°1 posté par Elie Arie le 16/06/2008 à 01h42
Une petite rectification : les Luxembourgeois en juillet 2005, comme les Espagnols, avaient approuvé, par référendum, le feu traité constitutionnel.
Après leur premier vote négatif sur le traité de Nice, les autorités bruxelloises avaient imposé aux Irlandais un second vote qui fut positif et qui permit de mettre en application le  traité de Nice, maintenant considéré, par les mêmes autorités bruxelloises, comme un mauvais traité qu'il faut abroger au profit du traité de Lisbonne !

Si nous sommes maintenus dans ce mauvais traité de Nice, c'est déjà la faute de ces Irlandais que l'on a contraints à modifier leur premier choix qui était le bon

Si vous savez faire la différence entre un bon traité et un mauvais traité, vous n'avez pas besoin de traité !
Commentaire n°2 posté par Alain le 13/06/2008 à 22h14
 
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