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    <title><![CDATA[Le Treizième Citoyen]]></title>
    <link>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/</link>
    <description>Blog de débat républicain et citoyen animé par le comité local du MRC Paris 13, comité local du mouvement républicain et citoyen du 13ème arrondissement de Paris, pour faire du NON massif et populaire au référendum sur le projet de traîté constitutionnel une victoire politique prochaine</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le Treizième Citoyen]]></title>
        <link>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/</link>
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    <pubDate>Tue, 16 Mar 2010 14:26:18 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 16 Mar 2010 14:26:18 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 treiziemecitoyen.over-blog.com</copyright>            <category>Politique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le rapport Ferry sur le service civique : un renoncement absurde à l'exigence républicaine.]]></title>
        <link>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-22672632.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><img  src="http://idata.over-blog.com/0/39/33/35//ferry-copie-1.jpg" class="GcheTexte" width="298" height=
    "164">En se prononçant aujourd'hui contre le service civique obligatoire, Luc Ferry réitère l'aberration logique qui était déjà sienne en 2006.<br>
    <br>
    Dans sa préface de l'étude du Conseil d'analyse de la société "Faut-il instituer un service civique obligatoire?", Luc Ferry convenait avec raison de la nécessité de rétablir un creuset
    républicain et de reconstruire un service civique qui aborde clairement la question de la réciprocité des droits et des devoirs, ainsi que la question de l'autorité. Il ajoutait "à ces exigences
    fortes, il faut bien avouer que le service civil seulement volontaire, quels que soient par ailleurs ses mérites, ne répond pas".<br>
    <br>
    Mais au lieu de porter en conséquence, comme le mouvement républicain et citoyen, le projet d'un service civique obligatoire, Luc Ferry y renonce sur les seuls motifs suivants : un tel service
    coûte cher et constitue une entrave à la liberté des jeunes.<br>
    <br>
    Il ne devrait pourtant pas échapper à l'ancien ministre de la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche qu'il est qu'avec de tels "raisonnements", l'Ecole républicaine n'existerait
    pas !<br>
    <br>
    Le mouvement républicain et citoyen est favorable à un service civique obligatoire bref et utile.<br>
    <br>
    Il ne constituera pas seulement une dépense nouvelle (d'environ 3 milliards d'euros) mais aussi une richesse produite au sein du service public et des forces armées (supérieure à la dépense).<br>
    <br>
    Il ne sera pas non plus une brimade des adultes à 'endroit des jeunes mais une offre de développement personnel pour tous les jeunes, dans le prolongement de la scolarité
    <em>obligatoire</em>.<br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 10 Sep 2008 09:18:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fa18339e1f17b379a95c9cdcb68dd60b</guid>
                <category>L'idée républicaine</category>        <comments>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-22672632-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'Irlande lance les élections européennes de 2009 sur les meilleures bases]]></title>
        <link>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-20422482.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/39/33/35//no-to-lisbon.jpg" class="GcheTexte" height="168" width="299"><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;">Ce vendredi 13 juin, le peuple
    irlandais, comme tous les peuples consultés (à l'exception désormais lointaine du peuple espagnol), a bien évidemment refusé le traité de Lisbonne.<br>
    <br>
    Certains tenants de la construction de l'Europe contre les souverainetés populaires croiront encore, n'en doutons pas, pouvoir feindre qu'il ne s'agit là que d'une péripétie, que d'un problème de
    communication (voire d'intelligence...) etc., malgré la constance des désaveux massifs, conscients, volontaires et répétés des citoyens des Etats membres de l'UE.<br>
    <br>
    Certains fins analystes, parmi les plus obtus, en sont même à estimer qu'une nouvelle dénégation, un nouveau déni de la réalité des sentiments nationaux et populaires sont encore possibles, à
    nouveau frais.<br>
    <br>
    C'est à mourir de rire, en un sens.<br>
    <br>
    Quelles que soient les éventuelles pressions désespérés exercées sur l'Irlande dans un proche avenir, le traité de Lisbonne n'existe plus (comme le dit François Fillon).<br>
    <br>
    En effet, il n'entrera pas en vigueur le 1er janvier 2009 comme l'avaient espéré tant d'européistes méprisants à l'égard des nons français et hollandais car le temps est trop court pour
    renégocier en vue d'une date si proche.<br>
    <br>
    Et après il y a les élections européennes... au cours desquelles les candidats porteurs du respect des volontés populaires ont toutes les chances, manifestement, de gagner des sièges en quantité
    massive...<br>
    <br>
    De futurs nouveaux faux mini-traités reprenant le traité constitutionnel européen mort-né en 2005 n'ont donc pas même plus de chances d'exister un jour que ce feu traité de Lisbonne.<br>
    <br>
    Le redressement des politiques européennes sur des fondements démocratiques, paisibles, rationnels est pour bientôt.</span><br>
  </div><br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Fri, 13 Jun 2008 19:08:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0fed1b4ac445948bf7a15dab114a71b2</guid>
                <category>Sens et logique du non</category>        <comments>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-20422482-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Tout-sauf-Ségolène suffira-t-il ?]]></title>
        <link>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-20202820.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <tt class="letterText"><img  src="http://idata.over-blog.com/0/39/33/35//sr-copie-1.jpg" class="GcheTexte" height="127" width="86">À</tt> <span style=
    "font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">première vue, on pourrait s’étonner de voir, depuis le début de la campagne Présidentielle de 2007, l’ensemble des grands courants
    et les principaux leaders du PS s’unir, toutes orientations confondues et malgré leurs différences, pour tenter d’empêcher sa victoire en 2007 d’abord, sa candidature en 2012
    ensuite.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">En effet, si on admet que le but essentiel d’un parti et d’un homme (femme) politique est l’accession au pouvoir, il y
    aurait là une contradiction apparente : les socialistes savent bien que, s’ils parvenaient à fait élire un(e) des leurs au pouvoir, celui/celle-ci serait obligé(e) de le partager avec eux : la
    victoire d’un(e) socialiste à la Présidentielle (et, dans la foulée, celle du PS aux législatives qui suivraient) impliquerait leur propre retour personnel au pouvoir : ce n’est évidemment pas
    sur les 14 000 groupies de « Désirsdavenir » que Ségolène pourrait s’appuyer pour l’exercer !</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">Leur différence avec Ségolène Royal n’est évidemment pas programmatique : Royal, Dominique Strauss-Kahn, Delanoë,
    Moscovici (on peut y rajouter Hollande, Valls, Dray, Aubry, etc.), s'ils étaient au pouvoir, ne mèneraient pas des politiques économiques sensiblement différentes et moins libérales les uns que
    les autres: ils ont tous été partisans du Oui à Maastricht, de la ratification des traités de Nice et d' Amsterdam, du Oui au TCE, et de la ratification par voie parlementaire du TCE rejeté par
    référendum : avec ces choix, ils se sont tous enfermés dans une politique économique libérale.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">Cette politique serait peu différente de celle de l' UMP, parce que contrainte par les règles de la globalisation et de
    l' Union Européenne, et, en particulier, par la baisse imposée des prélèvements obligatoires (à noter que Delanoë, tout en se disant "libéral", proclame dans le même souffle que "le parti
    socialiste doit rester le parti de l'impôt": c'est bien, mais reste à fournir le mode d'emploi).</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">La grande hypocrisie actuelle du PS ne se limite pas à ne pas avoir tenté de s'opposer à la grande forfaiture de la
    ratification du traité de Lisbonne par vie parlementaire : elle consiste à condamner les réformes de Sarkozy tout en souhaitant leur réussite, et en se gardant bien de promettre leur abrogation
    s'il revenait au pouvoir.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">C’est donc ailleurs qu’il faut chercher la cohérence du « Tout sauf Ségolène », et il me semble qu’on la trouve dans
    l’interview qu’elle a donnée au quotidien « Libération » du 31 Mai 2008.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">On y découvre que, pour Ségolène Royal, le prix qu’elle accepte de payer pour son accession au pouvoir, c’est la
    dépolitisation irréversible du Parti Socialiste, et c’est cela que personne, au-delà de ses divergences, ne peut et ne doit accepter. Que dit, en effet, cette interview ?</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">1- elle met sur le même plan des catégories socio-professionnelles (employés et ouvriers), de groupes ethniques (la
    France métissée) et de catégories sexuelles (les femmes), dans une approche purement marketing : "voilà les parts de marché qui n'achètent pas encore nos yaourts et qu’il nous reste à conquérir »
    : peu importe qu’il y ait « des femmes » d’extrême-gauche, d’extrême-droite, etc., il nous faut davantage de femmes, quelles que soient leurs orientations politiques ;</span></span><br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">2- elle proclame que l’objectif du PS doit être de devenir "le parti de toute la société française" - en regroupant
    toutes les opinions politiques incompatibles entre elles, tous les intérêts sociaux opposés, et en faisant l'impasse sur ces contradictions, et sur les arbitrages nécessaires entre intérêts
    divergents qui est l’essence même de la politique; démarche qui s’inscrit dans le droit fil de l’ alliance proposée à Bayrou entre les deux tours des Présidentielles, après qu'un débat ait mis en
    évidence les incompatibilités de leurs lignes politiques proclamées: la politique ne compte plus, seul compte le recrutement. Avec, à terme, le même résultat que Veltroni en Italie: la déroute
    d'un parti qui, remplaçant tout programme par des slogans creux (« nous ne combattons pas la richesse, nous combattons la pauvreté ») et voulant que tout le monde se reconnaisse en lui, est
    arrivé à ce que plus personne ne s'y reconnaisse, et lui préfère le pourtant très impopulaire Berlusconi : préfiguration de ce que serait le résultat d’une Présidentielle opposant Royal à Sarkozy
    en 2012.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">Il était, dès lors, logique que Ségolène Royal préfère s’appuyer , plutôt que sur les militants du PS, sur des citoyens
    aussi vierges et naïfs en politique que possible, d’où la création de son réseau « Désirs d’ Avenir » à base de réunions Tupperware (toujours l’approche marketing) et de culte de la personnalité,
    de militants du PS à cotisations à 20 € (préférés à tous ceux qui, depuis longtemps, ont choisi d’y investir une part bien plus importante de leur temps, de leur réflexion et de leurs revenus),
    de la tonalité volontairement sentimentaliste et irrationnelle de ses discours (« nous n’avons pas besoin de nous parler pour nous comprendre », Béthune, 14 juin 2007 ), mais aussi l’éviction
    sourcilleuse de toute réflexion politique chez ses soutiens, aujourd’hui par une censure impitoyable sur le forum de débats de Désirsdavenir (et il faut, effectivement, être très naïf en
    politique pour fermer les yeux sur l’incompatibilité entre censure des idées et démocratie soi-disant participative), demain au Parti Socialiste, si elle en devenait la Première Secrétaire, par
    l’annonce de sanctions contre ceux qui critiqueraient ses prises de position à géométrie variable (ah, ce virage sur la ratification parlementaire du traité de Lisbonne !) ou ses silences
    obstinés sur les problèmes essentiels (retraites, assurace-maladie, politique fiscale, etc.).</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">On voit donc que si la stratégie de Ségolène Royal de dépolitisation du Parti Socialiste est très cohérente, la
    stratégie du « Tout sauf Ségolène » de ceux qui, au-delà de leurs divergences, croient encore à la nécessité de la politique, en constitue la réaction tout aussi cohérente.</span></span><br>
    <br>
    <br>
    <br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 05 Jun 2008 20:50:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0648c5a32bb98b3e9d42a1c7985ff061</guid>
                <category>Actualités politiques</category>        <comments>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-20202820-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quel juste contrôle pour l'assurance-maladie ?]]></title>
        <link>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-19529990.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText"><img src="http://idata.over-blog.com/0/39/33/35//s_cu.jpg" class="GcheTexte" height="147" width="129">Si</span></span>
    <span style="font-family: arial;"><span class="letterText"><span style="font-size: 10pt;">notre Assurance-Maladie est structurellement déficitaire, contrairement à celle de la plupart des autres
    pays (celle de l’ Allemagne est excédentaire pour la 3 ème année consécutive…), alors que :<br>
    <br>
    - nous dépensons beaucoup plus que la plupart d’entre eux pour notre système de soins (11,5% du PIB),<br>
    <br>
    - elle ne prend en charge qu’environ 50% du total des dépenses réelles consacrées aux soins( beaucoup moins que la plupart des autres),<br>
    <br>
    - avec des résultats moins bons, tant socialement (moindre prise en charge des dépenses, on l’a vu) qu’économiquement (déficit chronique) et médicalement (nos résultats sanitaires ne sont pas
    pour autant meilleurs qu’ailleurs),<br>
    <br>
    <br>
    c’est parce qu’elle s’est fixée, dès le départ, un objectif impossible à atteindre : financer socialement une distribution de soins régulée par la demande (chacun va consulter qui il veut, quand
    il veut) et l’offre (chacun prescrit ce qu’il veut, à qui il veut) totalement libres.<br>
    <br>
    S’il existe un contrôle des prix (tarifs des consultations, prix des médicaments) d’ailleurs de plus en plus lâche, il n’existe aucun contrôle des volumes, d’où un déficit chronique : depuis sa
    création, notre Assurance-Maladie fait l’objet d’un plan de résorption des déficits en moyenne tous les 2,5 ans (le premier datant de…1946).<br>
    <br>
    Car, aujourd’hui, les possibilités de la médecine curative, préventive et de dépistage sont pratiquement illimitées, et personne ne sait financer des prestations illimitées. Celles-ci sont,
    toujours et partout, limitées par les capacités de financement, et il existe, en gros, deux grands systèmes, le système libéral et le système socialisé (aucun pays développé n’ayant adopté l’un
    ou l’autre, à l’exception du Québec où il est totalement socialisé ; la plupart ont des systèmes mixtes, avec des proportions variables de libéralisme économique et de socialisation) :<br>
    <br>
    1- Dans un système totalement libéral, chacun (assurés et professionnels de santé) fait ce qu’il veut ; mais les prestations sont limitées par les possibilités financières de chacun (qu’il
    s’agisse de paiements directs ou de souscription d’une assurance privée : ça revient au même), car personne ne peut consacrer 100% de ses revenus à se soigner ; le rationnement s’opère selon les
    revenus de chacun, et la distribution des soins est inégalitaire ;<br>
    <br>
    2- Dans un système socialisé, que chacun finance en proportion de ses revenus, c’est l’ Etat qui doit fixer la part du budget qui doit être consacré au système, car personne ne peut consacrer
    100% de ses revenus à des prélèvements obligatoires destinés au système de soins ; les soins doivent être alors limités non pas par les revenus de chacun, mais par des critères médicaux d’utilité
    et d’efficacité médicales, les mêmes pour tous : la distribution des soins est alors égalitaire.<br>
    <br>
    Le premier système privilégie la liberté, le second l’égalité.<br>
    <br>
    Mais aucun ne peut, comme nous prétendons le faire, socialiser des dépenses régulées par la loi de l’offre et de la demande : il n’y a alors plus aucun frein à la consommation, le déficit devient
    inéluctable, et, avec lui, la privatisation, déjà bien entamée ; faute d’accepter une discipline collective, nous nous acheminons vers un système à l’américaine : des assurances complémentaires
    de moins en moins complémentaires, de plus en plus inégalitaires, avec une Sécurité Sociale qui ne sera plus qu’un filet de couverture minimale pour les plus pauvres, et des « travailleurs
    pauvres » qui risquent d’être totalement exclus du marché de la santé (trop pauvres pour l’assurance privée, pas assez pauvres pour le système public).<br>
    <br>
    Mais quand on observe l’évolution du système de soins régulé par la loi du marché, , les choses n'en sont que plus inquiétantes.<br>
    <br>
    En effet, quelle est la situation des assurances-maladies privées aux Etats-Unis?<br>
    <br>
    Celles-ci, ayant pour but de faire des bénéfices, ont rationalisé les pratiques médicales: les médecins n'y sont plus payés à l'acte; ils sont tenus d'appliquer les traitements médicaux décidés
    par les assureurs; les assurés doivent suivre des "parcours coordonnés de soins", c'est-à-dire qu'ils ne peuvent consulter un spécialiste que si le généraliste le demande (et, bien souvent, un
    généraliste que si une infirmière le juge utile); leur liberté de choix du médecin est limitée aux seuls médecins travaillant pour la compagnie chez laquelle ils sont assurés.<br>
    <br>
    Ainsi, ce sont les assureurs privés américains, et non l' État, qui ont mis fin aux dogmes archaïques du libéralisme médical français: liberté de choix, d'installation, de prescription et des
    honoraires.<br>
    <br>
    Ils ont imposé une rationalisation des pratiques que l' État, en France, n'a jamais eu le courage d'imposer; les critères ne sont évidemment pas ceux qui sont conformes à l'intérêt général, celui
    de la santé publique: ce sont des critères de rentabilité financière; mais s'il s'avère que seuls les assureurs privés sont capables de rationaliser les pratiques médicales, ils l'emporteront
    inéluctablement sur les assureurs publics.<br>
    <br>
    Ce ne serait là que la conséquence logique d'un demi-siècle de démissions de l' État en général, et de la gauche en particulier, face à tous les corporatismes du monde de la santé (qui ne sont
    pas que médicaux).<br>
    <br>
    Ainsi, si, au départ, le système libéral privilégie la liberté, et le système socialisé l'égalité, à terme, le système libéral sacrifie la liberté au profit, sans pour autant instituer l’égalité:
    ainsi aurons-nous perdu, par démagogie et lâcheté, à la fois la liberté et l'égalité, ce qui n'est pas sans rappeler la phrase de Churchill à Chamberlain après Munich: "Vous avez accepté le
    déshonneur pour éviter la guerre; vous avez le déshonneur, et vous aurez la guerre".<br>
    <br>
    "Je n'ai qu'un regret, c'est de ne pas avoir nationalisé la médecine" François Mitterrand, après son 2ème mandat.<br>
    <br>
    <br></span></span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 May 2008 18:50:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8ea277fb86d2fb206654ea66850620dc</guid>
                <category>L'idée républicaine</category>        <comments>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-19529990-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Charité ou solidarité ?]]></title>
        <link>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-18392020.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <div>
      <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/39/33/35//latran.jpg" class="GcheTexte" height="118" width="124"></span>
    </div>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;">Beaucoup s'interrogent, depuis quelque temps, sur l'obstination de notre Chanoîne de Latran à mettre en avant la question de la laïcité, qui
      ne posait pas problème en France, et pas seulement dans de nombreux discours (Vatican, Ryad, CRIF), mais aussi dans les actes ( les religions sont désormais représentées, es-qualités, au
      Conseil Economique et Social!).</span><br>
    </div><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><br></span> <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">Il n'est pas logique de croire qu'il s'agisse
    d'une lubie.</span></span><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><br>
    <br></span>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">La loi de 1905, sur la séparation des Eglises et de l' État, n'est pas tombée du ciel, si j'ose dire: elle est
      apparue dans un contexte philosophique et politique de création d'une République solidaire.</span></span><br>
    </div><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><br></span>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">Cette vision de la société est aujourd'hui menacée par la mondialisation, qui nous condamne à la fois à une
      accentuation des inégalités et à la dissolution de toutes les formes de solidarité, notamment la Sécurité Sociale.</span></span><br>
    </div><span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><br></span>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">Il est donc logique de tenter d'en limiter les dégâts en adoptant le modèle américain du compassionnalisme, dans
      lequel la charité remplace la solidarité, et les églises prennent le relais de la Sécurité Sociale: il est donc logique d'officialiser leur rôle.</span></span><br>
    </div><br>
    <div style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: arial; font-size: 10pt;"><span class="letterText">Si les franchises médicales vous posent des problèmes financiers pour vous faire soigner, voyez ça avec votre curé
      (pasteur, imam, rabbin, etc.).</span></span><br>
    </div>
  </div><a href="http://webmail.tele2.fr/Session/1278889-EoDgovT4NH4AHPu9YfXw-hcxxdpj/compose.wssp?OrigMessage=15619&amp;OrigMailbox=INBOX&amp;Operation=Reply"><br></a>]]></description>
        <pubDate>Wed, 02 Apr 2008 18:51:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e6a3af07acc760c2b272d14c49fa1126</guid>
                <category>L'idée républicaine</category>        <comments>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-18392020-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'analyse de la situation du 13ème arrondissement de Paris par son maire Jérôme Coumet (membre du PS)]]></title>
        <link>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-17087021.html</link>        <description><![CDATA[<img class="GcheTexte" height="225" alt="coumet.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/39/33/35//coumet.jpg" width="300">
  <div align="justify">
    <font face="Arial" size="2">Jérôme Coumet (ici avec son prédécesseur Serge Blisko à droite sur la photo) a :<br>
    <br>
    - un bon blian (qui permet notamment au 13ème d'être un endroit où on ne fait plus que dormir et où on <em>consomme</em> enfin de la culture et du sport)&nbsp;<br>
    <br>
    - et des projets puissants (essayer de rénover des choses et faire faire par Bertrand Delanoë une éco-zac qui soulagera la planète).<br>
    <br>
    Cela peut paraître un peu court à certains mais :<br>
    <br>
    - ce n'est pas du bling bling d'une certaine droite (c'est de gauche) ;<br>
    <br>
    - c'est pour tous (ou presque) ;<br>
    <br>
    - ça se fait dans la proximité (ce qui est peut-être banal dans le monde rural mais pas à Paris) ;<br>
    <br>
    et ça change tout.<br>
    <br>
    <br>
    <br></font>
    <div align="center">
      <embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x4a3x4" width="320" height="256" scale="ShowAll" loop="loop" menu="menu" wmode="Window" quality="1" type="application/x-shockwave-flash">
    </div>
    <p align="center">
      <a href="http://www.dailymotion.com/video/x4a3x4_20-sur-20-jerome-coumet-13e_politics">20 sur 20 : Jérôme Coumet (13è)</a><br>
      Vidéo envoyée par <a href="http://www.dailymotion.com/bertranddelanoe">bertranddelanoe</a>
    </p><font face="Arial" size="2"><br></font>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 20:31:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fcc53752f610ec8a9a135a38e01118a2</guid>
                <category>Paris et le XIIIème arrondissement</category>        <comments>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-17087021-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'Allemagne au sommet de l'Europe ?]]></title>
        <link>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-17086170.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify">
    <font size="2" face="Arial"><img width="267" height="299" alt="sarkozy.jpg" class="GcheTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/39/33/35//sarkozy.jpg"> Par cette formule, Mme Angela Merkel
    évoquait les perspectives de l'économie allemande, du fait des résultats exceptionnels de son commerce extérieur.</font>
  </div><br>
  <div align="justify">
    <font size="2" face="Arial">Comment s'expliquent ces performances ? Quels sont les atouts, quels sont les partenaires principaux de l'économie allemande ? Quelles sont les forces et les
    faiblesses de ce modèle ? L'évolution de la globalisation menace-t-elle le rythme des exportations allemandes ?</font>
  </div><br>
  <div align="justify">
    <font size="2" face="Arial">Comprendre les défis auxquels est confronté notre voisin est indispensable pour penser notre propre avenir. Ce sera l'objet du 30ème colloque de la Fondation Res
    Publica présidée par Jean-Pierre Chevènement..</font>
  </div><br>
  <font size="2" face="Arial">					 Avec la participation de :</font><br>
  <ul class="list">
    <li>
      <font size="2" face="Arial">Edouard Husson, Maître de conférence à l'Université de Paris IV 					 					</font>
    </li>
  </ul>
  <ul class="list">
    <li>
      <font size="2" face="Arial">Claude Le Gal, Secrétaire général du Club économique franco-allemand 					 					</font>
    </li>
  </ul>
  <ul class="list">
    <li>
      <font size="2" face="Arial">François David, Président de la Coface 					 					</font>
    </li>
  </ul>
  <ul class="list">
    <li>
      <font size="2" face="Arial">Tobias Seidel, Chercheur à l'Institute for Economic Research de Münich 					 					</font>
    </li>
  </ul>
  <ul class="list">
    <li>
      <font size="2" face="Arial">Hervé Joly, Chargé de recherche au CNRS 					 					</font>
    </li>
  </ul>
  <ul class="list">
    <li>
      <font size="2" face="Arial">Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica<br>
      (en présence de M. Claude Martin, ancien Ambassadeur de France en Allemagne) 					</font>
    </li>
  </ul><br>
  <strong>à la Maison de la Chimie (28 rue Saint Dominique - 75007 Paris - métro invalides ou Assemblée nationale)<br>
  <br>
  à 18h le lundi 17 mars 2008.<br>
  <font size="2" face="Arial">Inscrivez-vous à l'adresse électronique <a class="liens" href="mailto:res-publica@wanadoo.fr">res-publica@wanadoo.fr</a> (Merci de préciser vos nom et coordonnées
  complètes). GRATUITEMENT.</font><br>
  <br></strong>]]></description>
        <pubDate>Tue, 19 Feb 2008 20:05:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d2c0793e8c37de0c0a3443d93c4ffa00</guid>
                <category>Pour votre agenda</category>        <comments>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-17086170-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Jean-Marie Le Guen et Serge Blisko, députés de la Nation contre la Nation ?]]></title>
        <link>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-16269359.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <span style="font-family: Arial; font-size: 10pt;"><img src="http://idata.over-blog.com/0/39/33/35//jean--marie-le-guen.jpg" class="GcheTexte" alt="undefined" height="196" width="150">Le MRC
    Paris 13, avec&nbsp; ATTAC, le PCF, les Alternatifs, le collectif unitaire anti-libéral, a recueilli dans nos rues 1500 signatures au bas d'une pétition commune demandant à M; Le Guen et M.
    Blisko, députés élus par les habitants du XIIIème arrondissement, de voter le 4 février 2008 contre la modification constitutionnelle préalable à la ratification du Traité de Lisbonne.<br>
    <br>
    Est-il besoin de le rappeler ? Cete pétition ne devait représenter qu'un simple encouragement à respecter leurs propres convictions, étant donné que tous deux sont élus sur la base, sinon du
    Pacte présidentiel de Ségolène Royal, sinon du projet "socialiste" du Congrès du Mans du PS, qui tous deux exigent le réferendum pour tout traité européen à venir, au moins sur la base d'être des
    élus de l'opposition garantissant un certain équilibre démocratique...<br>
    <br>
    Ni M. Blisko, ni M. Le Guen n'ont hélàs estimé utile de recevoir ces pétitions des mains des militants qui l'avaient conçue et portée. Pris par le temps, disent-ils !<br>
    <br>
    Il faut juste leur reconnaître une réponse écrite, à l'un et à l'autre, se résumant (deuxième hélas) ainsi :<br>
    - M. Blisko s'abstiendra avec un courage exemplaire et redoutable ;<br>
    - M. Le Guen servira plus positivement encore la soupe aux choix libéraux et anti-démocratiques du gouvernement en votant "pour".<br>
    <br>
    Ces députés de la Nation envisagent donc de se déposséder du pouvoir qui leur a été confié par le peuple souverain, en contribuant au renforcement du pouvoir des oligarques de l'Union
    européenne,contre la volonté populaire clairement exprimée.<br>
    <br>
    Quelle qualité alors encore leur reconnaître ? Celle de démentir l'adage selon lequel les hommes politiques ne sont intéressés que par le pouvoir (et pas par l'intérêt général de la population)
    !<br>
    <br>
    En effet, manifestement, M. Le Guen et M. Blisko ne veulent pas du pouvoir : ils veulent s'en débarrasser au profit d'instances non élues et au fonctionnement obscur.<img src=
    "http://idata.over-blog.com/0/39/33/35//serge-blisko.jpg" class="DrteTexte" alt="undefined" height="299" width="199"><br>
    <br>
    En s'abstenant ou en votant "pour" ce 4 février 2008, ils ne votent pas seulement contre la Nation, ils votent aussi contre eux-mêmes.<br>
    <br>
    Ce dégoût pour le pouvoir et les responsabilités leur donne une certaine pureté non ?<br>
    <br>
    Il faut savoir rester juste envers les hommes.<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 03 Feb 2008 15:52:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4331e7df87dc5b4c64df9c379947f757</guid>
                <category>Paris et le XIIIème arrondissement</category>        <comments>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-16269359-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Traité de Lisbonne : le discours de Jean-Pierre Chevènement au meeting de la Halle Carpentier du 2 février 2008]]></title>
        <link>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-16262847.html</link>        <description><![CDATA[<div align="justify">
    <font size="2" face="Arial"><img width="300" height="225" alt="carpentier-2.jpg" class="GcheTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/39/33/35//carpentier-2.jpg"> Nous sommes réunis ici pour
    défendre la souveraineté populaire. Celle-ci et la démocratie sont en effet une seule et même chose.<br>
    <br>
    Les parlementaires réunis à Versailles, après demain 4 février 2008, auront à répondre à une question simple : peuvent-ils désavouer le peuple qui s'est prononcé, le 29 mai 2005, à 55% contre le
    projet de constitution européenne ?<br>
    <br>
    Car il n'est pas vrai, comme l'a prétendu M. Sarkozy, que le traité de Lisbonne soit un traité « simplifié » et moins encore un « mini-traité ».<br>
    <br>
    Ce subterfuge ne peut tromper personne. M. Giscard d'Estaing n'a-t-il pas lui-même déclaré le 17 juillet 2007, devant le Parlement européen, que le traité de Lisbonne n'apportait que « des
    changements cosmétiques à la Constitution européenne pour qu'elle soit plus facile à avaler » ? En vérité, nos dirigeants se moquent du peuple.</font>
  </div>
  <div align="justify">
    &nbsp;
  </div><font size="2" face="Arial"><br class="access"></font>
  <div align="justify">
    <font size="2" face="Arial">Alors, comment les représentants du peuple pourraient-ils couvrir une forfaiture par une autre ? Car ils auront à se prononcer lundi 4 février non sur le traité de
    Lisbonne mais sur une question préjudicielle : accepteront-ils la modification de la constitution qui rendra possible la ratification de Lisbonne par sa voie parlementaire ? Ils peuvent très bien
    mettre obstacle à ce déni de démocratie : il suffit que 2/5 des suffrages exprimés se prononcent contre le projet de révision constitutionnelle préalable. Cette minorité de blocage existe au sein
    du Congrès, pour peu que les parlementaires se souviennent des engagements qu'ils ont pris à travers les candidats qu'ils ont soutenus à l'élection présidentielle. Accepter la révision
    constitutionnelle préalable, ce serait pour le Parlement couvrir l'intention du Président de la République de s'asseoir sur le suffrage universel. Il piétinerait à son tour la démocratie et
    ajouterait une forfaiture à une autre forfaiture.<br>
    <br>
    Car comment qualifier autrement le vote de ceux qui, ayant soutenu la candidature de Ségolène Royal et celle de François Bayrou, viendraient à voter au Congrès le projet de révision
    constitutionnelle, ou –comble d'hypocrisie !- à s'abstenir, en permettant ainsi à M. Sarkozy de réunir les 3/5 des suffrages exprimés requis par l'article 89 de la Constitution ?<br>
    <br>
    Malheureusement, à l'heure qu'il est, nous savons que le 16 janvier 2008 à l'Assemblée nationale, seulement 50 députés socialistes, 21 communistes, 2 UMP, 3 non inscrits et un député MRC,
    Christian Hutin, soit au total 77 députés, ont voté contre le projet de révision constitutionnelle, contre 304 qui l'ont approuvé.<br>
    <br>
    Je veux remercier ces 77 députés, je veux leur rendre hommage et leur souhaiter de continuer leur valeureux combat. Il ne sera pas sans lendemain.<br>
    <br>
    Mais je veux aussi m'adresser aux autres : comment ne voient-ils pas que leur absence de courage – s'ils ne reprenaient pas leur vote- minerait la confiance qui leur a été faite et la démocratie
    elle-même ? Ils abaisseraient le Parlement et creuseraient encore plus le fossé entre le peuple et les élites dirigeantes. Et l'Europe, quelle légitimité aurait la poursuite de sa construction,
    dès lors qu'eux, les représentants du peuple français se seraient assis sur sa volonté ? Et si des parlementaires de gauche devaient, en s'abstenant, continuer à servir la soupe à M. Sarkozy, au
    nom d'une idéologie européiste déconnectée de la démocratie voire contraire à elle, comment pourraient-ils faire croire demain qu'une opposition républicaine puisse encore s'incarner en eux ?<br>
    <br>
    A l'inverse, ceux qui résisteront à Versailles le 4 février ne sauveront pas seulement l'honneur. Ils seront plus nombreux d'ailleurs que les quatre-vingts qui ont refusé les pleins pouvoirs au
    Maréchal Pétain le 10 juillet 1940 ! Ils incarneront l'avenir. Car c'est toujours de la République qu'il s'agit !<br>
    <br>
    Ouvrons les yeux : M. Sarkozy est de plus en plus prisonnier de la contradiction qu'il creuse entre d'une part son volontarisme affiché, les promesses fallacieuses qu'il multiplie tous azimuts
    pour une « Europe qui agit et qui se protège » -je le cite- et d'autre part les verges qu'il donne pour se faire battre en souscrivant aux engagements de Lisbonne.<br>
    <br>
    Car on ne nous fera pas croire que les textes n'ont pas d'importance : dans une Europe à 27 où la France ne pesera plus que les ¾ de l'Allemagne en raison des nouvelles règles de pondération des
    votes au Conseil, et où, par conséquent la parité fondatrice entre nos deux pays aura été rompue au détriment de l'équilibre nécessaire au progrès de la construction européenne, la voix de la
    France sera étouffée, voire réduite au silence.<br>
    <br>
    Les initiatives de sa diplomatie seront bridées par la nécessité d'une consultation préalable du Conseil européen. Ce qui a été possible en 2003, le refus de cautionner l'invasion de l'Irak ne le
    sera plus aux termes des articles 17bis et 19 du nouveau traité car la France n'ira jamais contre les Etats-Unis et l'Union européenne coalisés. Aussi bien la défense européenne est-elle réduite
    à l'OTAN.<br>
    <br>
    Lisbonne est un mauvais coup pour la démocratie : d'immenses domaines relèveront désormais de trois instances oligarchiques : la Commission européenne, la Banque Centrale Européenne, et la Cour
    de Justice de l'Union.<br>
    <img width="300" height="225" alt="carpentier-1-copie-4.jpg" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/39/33/35//carpentier-1-copie-4.jpg"><br>
    Quand la démocratie recule, les droits des travailleurs reculent avec elle. Dans un espace sans frontières élargi, aux termes du protocoles n°6, par le principe de la « concurrence libre et non
    faussée », plus que jamais les territoires et les mains d'œuvres seront mis en concurrence, entraînant délocalisations, chômage, stagnation des salaires et du pouvoir d'achat, démantèlement de la
    protection sociale, d'autant que la politique monétaire continuera d'être régie par une Banque Centrale entièrement déconnectée du suffrage universel. Ce n'est pas, comme le rapporte Homère, sur
    le dos de Jupiter ayant pris la forme d'un taureau que l'Europe a été enlevée mais sur celui d'un canard sans tête ayant usurpé le visage de M. Trichet.<br>
    <br>
    En échange de toutes les concessions qu'il a faites à Lisbonnes, M. Sarkozy n'a rien obtenu parce qu'il a refusé de s'appuyer sur le « non » qu'avait exprimé le peuple français le 29 mai
    2005.<br>
    <br>
    En revanche, les parlementaires qui diront « non » le 4 février à Versailles prendront date pour l'avenir. Leur résistance préparera la libération. La libération de la République ! Et un jour,
    celle de l'Europe elle-même !<br></font>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 03 Feb 2008 12:29:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">75a97cafa3eec424e2b591066cd27e9e</guid>
                <category>Sens et logique du non</category>        <comments>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-16262847-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Avec le CNR, samedi 2 février 2008, tous à la Halle Carpentier pour dire au non au déni de démocratie !]]></title>
        <link>http://treiziemecitoyen.over-blog.com/article-15880941.html</link>        <description><![CDATA[<table width="578" height="29" class="contentpaneopen">
    <tbody>
      <tr>
        <td width="100%" class="contentheading">
          &nbsp;
        </td>
        <td width="100%" align="right" class="buttonheading">
          <a title="Convertir en PDF" onclick=
          "window.open('http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index2.php?option=com_content'amp;do_pdf=1'amp;id=82','win2','status=no,toolbar=no,scrollbars=yes,titlebar=no,menubar=no,resizable=yes,width=640,height=480,directories=no,location=no'); return false;"
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        </td>
        <td width="100%" align="right" class="buttonheading">
          <a title="Version imprimable" onclick=
          "window.open('http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index2.php?option=com_content'amp;task=view'amp;id=82'amp;pop=1'amp;page=0'amp;Itemid=55','win2','status=no,toolbar=no,scrollbars=yes,titlebar=no,menubar=no,resizable=yes,width=640,height=480,directories=no,location=no'); return false;"
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          "Arial"><br></font></a>
        </td>
        <td width="100%" align="right" class="buttonheading">
          <a title="Suggérer par mail" onclick=
          "window.open('http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index2.php?option=com_content'amp;task=emailform'amp;id=82','win2','status=no,toolbar=no,scrollbars=yes,titlebar=no,menubar=no,resizable=yes,width=400,height=250,directories=no,location=no'); return false;"
          target="_blank" href="http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index2.php?option=com_content&amp;task=emailform&amp;id=82"><font size="2" face="Arial"><br></font></a>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <table class="contentpaneopen">
    <tbody>
      <tr>
        <td valign="top" colspan="2">
          <h1 align="center">
            <font size="2" face="Arial"><img width="300" height="240" src="http://idata.over-blog.com/0/39/33/35//halle-carpentier.jpg" class="GcheTexte" alt="halle-carpentier.jpg">Traité européen:
            Pour un référendum<br>
            Non au déni de démocratie!</font>
          </h1>
          <h1 align="center">
            <font size="2" face="Arial">Le CNR appelle à un grand rassemblement populaire</font>
          </h1>
          <h1 align="center">
            <font size="2" face="Arial">Samedi 2 février à 14h30</font>
          </h1>
          <p align="center">
            <font size="2" face="Arial"><em>Texte de l'appel<br>
            Comité national pour un référendum (CNR)</em><br></font>
          </p>
          <div align="justify">
            <font size="2" face="Arial">Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité
            européen. Ce traité s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.</font><br>
            <br>
            <font size="2" face="Arial">Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum. S'il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage
            l'avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l'y contraindre , si 2/5 d'entre eux cotent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela, quelle que soit
            leur positon sur le traité.</font><br>
            <br>
            <font size="2" face="Arial">Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher ce déni de démocratie et
            exiger la tenue d'un référendum!</font><br>
            <br>
            <font size="2" face="Arial">Halle Carpentier - 81 boulevard Massena - Paris 13° - M° Porte d'Ivry<br>
            <br></font>
            <div align="center">
              <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/39/33/35/tract_meeting_europe_2fev08_1pcoul.pdf" target="Tract CNR - 2 février"><font size="2" face="Arial"><font color=
              "#FF0000"><strong><u><font size="4">voir le tract</font></u></strong></font></font></a>
            </div>
          </div>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <div align="justify">
    <a href="javascript:void(0);/*1201032751156*/"><font color="#FF0000"><strong><u><font size="4">&nbsp;</font></u></strong></font></a>
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        <pubDate>Tue, 22 Jan 2008 01:25:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4f12c84fcc71b9d3572aed734de76f65</guid>
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